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(source : Workopolis)
Les
mythes autour des
travailleurs handicapés
Par Isabelle Laporte
23 juin 2008
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On l'a dit et redit : le
Québec devra combler plus d'un million de postes d'ici 2016.
Comme d'autres groupes sous-exploités, les personnes
handicapées seront appelées à prendre
la place qui leur revient sur le marché de l'emploi. Beau
temps pour commencer à dissiper certains mythes entourant
ces travailleurs.
Mythe : les personnes
handicapées travaillent toutes au salaire minimum
En fait, les personnes handicapées reçoivent le
même salaire que leurs collègues, affirme Louise
Courteau, directrice générale d'Option Travail,
un organisme qui place environ 135 travailleurs handicapés
par année dans les entreprises de Laval.
« Nous allons sur le
terrain pour évaluer leur
productivité », dit-elle. Si
l'employé fournit 60 % du travail d'un
collègue sans handicap, une mesure gouvernementale
appelée Contrat d'intégration au
travail (CIT) compense l'employeur pour son manque
à gagner.
Le gouvernement québécois réserve
chaque année une cinquantaine de stages aux personnes
handicapées. Ayant le statut d'employé
occasionnel, celles-ci jouissent des mêmes conditions de
travail que les autres employés occasionnels de la fonction
publique (vacances, congés de maladie, assurance collective,
régime de retraite).
Mythe : les personnes
handicapées ont besoin de mesures d'adaptation
coûteuses
Selon une enquête de Statistique Canada, 54 % des
travailleurs avec incapacité ont besoin d'aides, de services
ou d'aménagements adaptés.
Ce chiffre est une moyenne. Seulement le
tiers des personnes présentant une incapacité
légère ont de tels besoins. Même en cas
d'incapacité grave ou très grave, près
d'une personne sur cinq peut très bien se passer de mesures
d'adaptation.
Ces mesures ne coûtent pas une
fortune, contrairement à ce que s'imaginent nombre
d'entreprises. D'après une étude
récente de la Canadian Abilities Foundation, dans plus de la
moitié des cas, le coût annuel par travailleur
serait inférieur à 500 $.
Selon le Conseil canadien de
développement social, la demande la plus
fréquente (19 % des employés ayant une
incapacité) serait la modification de l'horaire de travail.
C'est tout bête mais l'usage du transport adapté
peut exiger un certain décalage, par exemple.
Bien sûr, il arrive que certains
handicaps exigent des ajustements plus coûteux, tels que
l'installation d'un ouvre-porte électrique, l'adaptation du
poste informatique ou même de la grandeur du cubicule et des
toilettes. Mais dans de tels cas, le gouvernement peut accorder des
subventions.
Mythe : il est ardu
de placer des personnes handicapées en entreprise
Chez Option Travail, on part du CV et des limitations du client, puis
on contacte les entreprises pour lui trouver un emploi sur mesure,
explique Louise Courteau.
« En 26 ans, personne ne
nous a fermé la porte au nez ou nous a dit : Des
handicapés dans mon entreprise? Jamais! »
Au contraire, il arrive que des employeurs créent un poste
exprès.
Il y a une ouverture incroyable de la part
des employeurs, assure Mme Courteau. « Il faut
toucher la corde sensible. Mais ce n'est pas difficile. On a tous dans
notre entourage des gens ayant certaines
limitations. »
Même son de cloche au Centre
Lucie-Bruneau, un organisme qui aide les personnes ayant une
déficience motrice ou neurologique à
intégrer le marché de l'emploi.
« En général, c'est
impressionnant de voir à quel point les employeurs sont
prêts à s'ajuster », note
Michèle Bleau, ergothérapeute et coordonnatrice
interdisciplinaire du Programme de réadaptation au travail.
Dans le cas des incapacités
acquises en cours d'emploi, plus les liens sociaux entre
l'employé et l'employeur étaient forts avant
l'accident ou la maladie, plus c'est vrai, ajoute Mme Bleau.
Zoom sur le Programme
d'obligation contractuelle du gouvernement
québécois
Depuis 1989, les entreprises d'au moins 100 employés doivent
mettre en place un programme d'accès à
l'égalité lorsqu'elles obtiennent du gouvernement
un contrat ou une subvention de 100 000 $ et plus.
Ces entreprises sont alors tenues d'assurer
graduellement, au sein de leurs effectifs, une
représentation équitable des groupes cibles
désignés par le gouvernement. Jusqu'à
présent, ces groupes comprenaient les femmes, les
minorités visibles et les Autochtones.
En mai dernier, le gouvernement a
annoncé des nouvelles mesures pour améliorer
l'intégration et le maintien en emploi des personnes
handicapées. Désormais, ces travailleurs feront
partie des groupes cibles du Programme d'obligation contractuelle.
Au 30 avril 2008, 165 entreprises
étaient soumises à l'obligation d'implanter un
tel programme d'accès à l'égalité.
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20
novembre 2005, Courrier Laval
Un
emploi sur mesure pour
les personnes handicapées
Si
vous
cherchez un emploi rémunéré sur le
marché régulier du travail,
nous pouvons
vous aider à utiliser tout votre potentiel.
OPTION
TRAVAIL est un service spécialisé en
main-d'œuvre, destiné aux personnes vivant
avec des limitations physiques, sensorielles, intellectuelles ou
invisibles. Le
service s'adresse aux résidents de Laval depuis sa
création en septembre 1982.
Le personnel compétent d'OPTION TRAVAIL connaît
bien les difficultés que vous
rencontrez dans votre recherche d'emploi. Parfois, certains employeurs
vous
refusent un poste, craignant que vous ne soyez capables d'accomplir les
tâches
requises, à cause de votre handicap.
OPTION
TRAVAIL est payé par Emploi-Québec pour vous
soutenir
dans votre recherche d'emploi
et négocier pour vous,
auprès d'un employeur, un
emploi qui respecte vos
limitations.
Une conseillère en main-d'œuvre vous
rencontrera et déterminera
le
type d'emploi qui vous convient, pour lequel vous
avec les
compétences et les
aptitudes. Nous aurons besoin
d'un certificat médical qui
nous indiquera
quelles sont nos limitations. Au besoin, nous ferons faire une
évaluation de
vos capacités,
toujours dans le but de ne pas aller au bout
de vos forces
physiques. Nous avons une banque d'employeurs, dans tous les domaines,
prêts à
faire de vous des citoyens participants à la vie active
et
prospère de Laval.
Nous
donnons l'heure juste aux employeurs en parlant ouvertement
de vos
limitations,
avec votre autorisation. Ainsi, tout est clair
avec l'employeur. Nous
faisons
les suivis sur votre lieu de travail
pour nous assurer que l'employeur
respecte
vos limitations.
Les rémunérations sont
identiques à l'échelle salariale
pratiquée
dans l'entreprise, pour un travail similaire.
Si
vous
avez le goût de travailler, êtes motivés
et prêts à foncer
afin de vous donner
une qualité de vie, téléphonez-nous
pour prendre rendez-vous. La devise
d'OPTION TRAVAIL est :
nous croyons en la noblesse du travail !
Êtes-vous de
cet avis ?
Chez nous,
il n'y a pas de liste d'attente.
Téléphonez
dès maintenant au 450-687-6810,
nous
attendons votre appel.
L'équipe
d'OPTION TRAVAIL vous orientera
vers un
emploi à votre mesure.


Décembre
2000-janvier 2001,
Réseau
Chronique
une bonne idée à
partager : Gérer l'exception
«
Parmi les services offerts
gratuitement par Option Travail,
on retrouve : l'évaluation des capacités de
travail ;
le
jumelage employé(e)
/employeur;
le soutien financier à l'intégration
et au
maintien en l'emploi ;
les services sont offerts en français, en anglais et en LSQ
(langue des signes
québécoise). »
Mélanie
Beaudoin,
Réseau
Novembre
1999, Courrier Laval
Les
malentendants possèdent leur
propre culture,
à nous de la
découvrir
«
Dans le cadre de la
Semaine québécoise de la Citoyenneté,
Option
Travail a voulu mieux faire
connaître les coulisses
du monde des malentendants.
»
Courrier Laval
«
Les personnes sourdes
possèdent leur propre culture. Il existe
du
théâtre
et de la poésie conçus pour
les personnes sourdes.
Il existe aussi différents langages
signés, bref,
les
sourds ont développé une culture bien
à eux.
»
Miranda
Allen,
Conseillère en
emploi, Option
Travail
1997,
Courrier Laval
Parce
qu'il « Croit dans la
noblesse du travail » Option Travail réalise
une
étude et se donne un plan
d'action.
«
Option Travail a
procédé récemment au
dévoilement des
résultats d'une étude qui a
été
réalisée
concernant la participation des travailleurs handicapés
provenant des
communautés culturelles au marché
de l'emploi de
Laval
»
Louise Dussault,
Courrier Laval
1997,
Courrier Laval
Page
publicitaire : Face à
face 1997
«
Face à face offre aux
employeurs et aux personnes handicapées
une occasion de se
rencontrer dans un
cadre informel pour échanger des idées, se
créer
des réseaux et acquérir une
meilleure compréhension des réalités
auxquelles
ils sont respectivement
confrontés dans le domaine de l'emploi. »
Option
Travail
1994,
Courrier Laval
Activité
de sensibilisation
à l'emploi Option Travail prépare
l'opération
« Face à Face ».
«
Lors de la première
édition de « Face à Face »,
Option Travail
avait réussi un véritable tour de
force en réalisant 75 jumelages de personnes
handicapées
avec des employeurs
» Louise Dussault, Courrier Laval
«
Alors que dans certaines
villes c'est presque impossible d'organiser une telle
activité,
à Laval c'est
possible grâce à la
générosité
et au
support de dizaines d'employeurs »
Micheline Lecomte Lachapelle, Directrice Option Travail
1994,
Courrier Laval
Reconnu
comme chef de file
dans le secteur de l'intégration professionnelle, Option
Travail
reçoit une
délégation de Dole-Revermont.
«
L'an dernier, nous avons
reçu des gens
d'Option Travail
dans notre
belle région et nous avons
été à même de
constater
que nous partagions les mêmes
préoccupations et
les mêmes attentes
puisque notre mission locale est très impliquée
au niveau
de l'insertion
professionnelle et sociale de publics
en difficulté »
Directeur de la mission Guy Dumélie
1994,
Courrier Laval
Option
Travail initie une
démarche pour connaître l'opinion
des Lavallois
par
rapport au travail.
«
Il
s'agit
de fournir l'opportunité
aux entrepreneurs et aux travailleurs
de
réfléchir sur la
fonction du travail
dans la vie de l'humain
et de se remettre en
question en tant
que travailleur »
Micheline Lecomte Lachapelle, directrice
générale Option
Travail
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